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La bande à Master Kool B s’est envolée jeudi soir pour l’Europe pour une tournée d’un mois. Au programme une série de concerts et de festivals, dans les plus grandes villes du vieux continent. Cette aventure européenne sonne le début de la carrière internationale de ce groupe originaire de Plaisance. Bruno Raya, nous parle de ses projets et de ses ambitions et de sa frustration.

 

Est-ce le début d'une carrière internationale pour OSB ?

Oui, et nous en sommes très fiers. Notre album Revey Twa sortira en Europe le 1er juin. Achim Rheiner, notre manager en Europe, nous aide beaucoup et s’occupe de tout. Mais, avant la sortie de l’album, nous nous produirons dans plusieurs villes et festivals d’Europe tels que Rotterdam, et Cologne.

Vous vous êtes frayé une place sur la scène régionale. Est-ce que cela a été facile ?

Rien n’est facile dans la vie. Notre réussite est le fruit de 15 années de travail, de persévérance et de lutte, qui nous ont permis de nous distinguer sur les scènes de l’océan Indien comme le Festival Sakifo à La Réunion et Le Festival Créole aux Seychelles. Nous avons fait un quart du chemin les trois quarts restent à faire.

Avez-vous d’autres projets?

Nous projettons d’organiser d’autres grands concerts. Par ailleurs, le Festival Reggae Don Sa tient toujours. Nous n’avons pas encore fixé de date, mais nous espérons que Sean Paul y participe. Peut-être que ce sera en septembre pour les 15 ans du groupe.

Nous chanterons peut-être quelques chansons en anglais, mais le créole restera toujours notre principale langue d’expression. Nous voulons montrer au monde la beauté du créole tout en faisant passer nos messages. Eric Triton a réussi à s’imposer avec son blues en créole. De notre côté nous essayerons avec notre reggae créole.

L’annulation du Festival Reggae Don Sa a été un coup dur pour OSB. Quels sont vos sentiments par rapport à cette décision ?

Je suis triste pour mon pays et les artistes, car nous avons besoin d’un espace pour nous exprimer. Nous ne nous produirons pas au Centre Sawmi Vivekananda de Pailles, car ce n’est pas un endroit pour faire des concerts. C’est bien que pour les conférences.

Quelles seront les retombées de cette décision ?

C’est une perte pour l’île Maurice, car les Mauriciens n’ont pas de loisirs. C’est grave car la population est stressée. C’est également une perte pour notre culture et aussi pour l’industrie touristique, car cela projette une mauvaise image de Maurice aux yeux du monde.





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